Photographe de songe

Ma première rencontre avec la photographie

J’ai commencé la photo en 2014, par hasard, après l’adoption de ma chienne et  je n’avais qu’une envie : immortaliser ma petite boule de poils. Comme tout néophyte qui se respecte, j’étais persuadée qu’il me fallait un très gros appareil photo pour faire de jolie photo !

Alors j’ai foncé dans une grande enseigne pour acquérir un appareil et tomber, sans le savoir,  dans ce qui deviendra ma plus grande addiction. 

Fière de moi, je voulu montrer au monde ma chienne (Aysu) que je trouvais adorable mais aussi montrer à quel point je faisais de belles photos !

Naïve, je sautais à pied joint dans la gueule du loup…

Les premières critiques tombèrent et  mon égo  prit un sacré coup. Sans le savoir mon goût pour le challenge et ma curiosité m’emmenèrent vers quelque chose de beaucoup plus grand.

J’ai plongé dans l’apprentissage de cet  art et  j’eu mes premiers frissons d’émotions. La graine était plantée.

J’ai donc commencé mon apprentissage par la photo animalière,  introverti ça m’allait bien d’être seule dans la nature à photographier les animaux. 

Mon second pas dans la photo

Mon addiction se faisait déjà sentir, surtout au  près de mes proches, tout était bon pour parler photo. Je commençais à attirer les amies curieuse de passer devant l’objectif. 

Mal à l’aise avec l’humain, j’ai longtemps refusé les propositions, jusqu’au jours où j’ai craqué. 

J’ai accepté ma première séance portrait avec une amie. Et une étincelle sourde scintilla. J’eu envie de plus, alors j’ai commencé à chercher des modèles de ma régions. Avec certaines une forte amitié se créa, avec la plupart ma thérapie commença.

Abattoir Onirique

Inconsciemment, toutes ces photos commençaient à raconter une histoire, celle de la fin de l’enfance, un conte en image : Abattoir Onirique s’écrivait doucement. 

Tout a commencé lors d’un deuil, celui de l’enfance. Arrachée par la plus noire des ombres. L’âme juvénile mourrait soudainement, dans une douleur sourde, sans son. Laissant une enveloppe charnelle dénuée de son étincelle candide. Puis des années plus tard, après l’anesthésie du corps : un éveil. Lent, silencieux, imperceptible, quasi inexistant. L’histoire commença simplement, d’abord par des rencontres, par de l’apprentissage, puis l’apprivoisement et l’acceptation de ce que j’avais autrefois perdu. 

Ce mélange fit naitre une poésie étrange. Celui de mes songes, et apaisa mes démons. J’étais en paix avec eux. 

Nymphotographie

Me voila complètement accro, j’eu envie de découvrir toute l’étendue de la photographie, alors quoi de mieux que de s’essayer à l’argentique.

La prise de vue d’abord, le choix de certains formats, de certaines pellicules. Ensuite la curiosité de découvrir le développement noir et blanc,  puis la couleur. Avide d’essayer, d’apprivoiser. 

J’y pense tout les jours, constamment, la photographie est ma drogue, et il est hors de question de parler de détox ! 

Nous voila fin 2019, je changeais de vie, je quittais mon Alsace natale, pour revenir dans la ville de mes études et de coeur : Lyon.

Je crains à ce moment là de me lancer en tant que photographe pro, la peur  de devoir faire des photos qui ne me ressemblent pas, la peur de perdre ma passion, de ne pas être à la hauteur…Puis en novembre 2020, après des mois de réflexion lentes : j’étais enfin prête et honnête avec moi même. Je veux vivre de ça. Je veux être photographe professionnelle.  

Aujourd’hui, plus épanouie que jamais, je propose de vous photographier, oseriez-vous passez devant mon objectif ? 

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